L e coin presse

Alors que débute ce lundi la semaine des alternatives aux pesticides, nous avons fait un petit tour dans le Haut-Rhin à la rencontre d'agriculteurs, de jardiniers et de communes qui ont choisi de bannir définitivement les produits phytosanitaires.

Par YL

Alors que pesticides et les perturbateurs endocriniens font de plus en plus parler d’eux dans cette campagne présidentielle, beaucoup de cultivateurs ont fait le choix de bannir les pesticides. En Alsace, il n’y a pas que les agriculteurs qui ont pris cette décision : certains jardiniers, des collectivités, des employés municipaux ont décidé de revenir eux aussi à des méthodes plus naturelles.

Le jardinier adepte des engrais naturels

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Jann Zawada, un jardinier de l'Association des Amis des Jardins Familiaux de la Ville de Mulhouse n’a jamais utilisé de produits phytosanitaires, plus par habitude que conviction. Pour nourrir et protéger ses plantes, le jardinier a un secret :le purin d’orties. Sa recette est simple, un bidon de 200 litres dans lequel il met 20 kilos d’orties fraîches, et qu’il remplit d’eau avant de laisser macérer 3 semaines.

Utilisé pur, le purin d’orties peut servir de désherbant. Mais dilué à 10%, il peut servir d’insecticide et dilué à 20% les jardiniers s’en servent comme engrais. Et à en juger par les rendements de ses plants, le jardinier ne laisserait tomber cette méthode pour rien au monde.Je fais 60 pieds de tomates, je ramasse 200 kilos de tomates par an…

 

 

journal l'alsace du 14 mai 2015

 

Coup de chaud pour les saints de glace !

 

Comme en plein été : Sébastien Jarlot (à gauche), le responsable des jardins familiaux Saint-Amarin à Mulhouse, hier après-midi en famille sur son petit lopin de terre en pleine ville. Photo L'Alsace/Thierry Gachon

Adrien Dentz

Ils ont été virés du calendrier par Estelle, Achille, Rolande, Matthias et Denise. Mais Mamert, Pancrace, Servais, Boniface et Sophie, ceux qu'on surnomme les saints de glace, sont restés très populaires dans le monde rural. Ce sont des martyrs et des évêques des Ve et VIe siècles, invoqués pour protéger les cultures durant la période du 11 au 15 mai, considérée par les jardiniers avertis, ou superstitieux, comme une période climatologique à risques pour les plantations.

En Allemagne et en Alsace, où on a ajouté deux saints supplémentaires aux trois premiers, on les appelle les Eisheilige. Et c'est le dernier jour, le 15 mai, celui de la kalte Sophie (la froide Sophie) qui est le plus redouté pour les risques de gelées tardives destructrices des cultures, notamment pour les arbres fruitiers en pleine floraison.

« Les gelées nocturnes durant les saints de glace sont de moins en moins fréquentes », signale Christophe Mertz, prévisionniste chez MeteoNews à Strasbourg-Entz-heim. « Les dernières gelées interviennent généralement trois semai-nes plus tôt, à la mi- ou fin avril, et les premières gelées en novembre, soit trois semaines plus tard », constate-t-il.

Du coup de froidaux coups de soleil

Le météorologue estime que cette tendance constatée au cours des 60 dernières années peut être attribuée au phénomène de réchauffement climatique qui touche l'ensemble de la planète. Le dernier grand coup de froid un jour des saints de glace remonte au 12 mai 1953, indique MeteoNews. Ce jour de la Saint-Pancrace, il avait fait -2° sous abri le matin à Strasbourg-Entzheim. Depuis, on a frisé le zéro (0,7°) une seule fois, le 9 mai 1984. Mais il y a et il y aura toujours, localement, des gelées nocturnes en plein air, notamment dans les vallées vosgiennes.

Cette année, les jardiniers risquent plutôt d'attraper des coups de soleil. C'était le cas notamment mardi, où le mercure du thermomètre de MeteoNews à Strasbourg-Entzheim a grimpé jusqu'à 31,1°... « Généralement on n'atteint pas les 30° en plaine d'Alsace avant le 25 mai », explique Christophe Mertz. Il rappelle qu'il avait fait plus chaud encore le 11 mai 2012, le jour de la Saint-Mamer, avec un 32,5° qui constitue le record de la dernière décennie.

Gare aux oragesde grêle

« La crainte des saints de glace est toujours d'actualité », indique Pierre Lammert, le président de l'association des producteurs des fruits et légumes d'Alsace. « L'an dernier, le gel a causé des dégâts dans des plantations de pommiers », se souvient-il. « Les prévisions de la météo sont fiables et on peut protéger les plantations avec des bâches légères en cas de risque de gel », rassure-t-il. Pierre Lammert redoute avant tout des orages de grêle sur les champs de fraises dont la saison va être lancée le 3 juin. La grêle est également un grand danger pour le blé dont les épis sont en train de sortir, signale Alfred Klinghammer, le responsable du service des grandes cultures à la Chambre d'agriculture dans le Haut-Rhin.

Le flux d'air subtropical en provenance du Maroc et de l'Espagne va être stoppé aujourd'hui par l'incursion d'air frais du nord-ouest de l'Europe, annonce MeteoNews. Cette perturbation, de courte durée, entraînera une chute sensible des températures. Entre les 31° enregistrés mardi et les 15° prévus pour demain, nous allons subir un choc thermique de 16° en l'espace de quatre jours.

Il faudra donc se rhabiller un peu plus chaudement pour la Sainte-Sophie qui ne sera, toutefois, pas aussi froide que l'an dernier, où l'on avait enregistré une température minimale de 7,8° sous abri le 15 mai.

 

Journal L'Alsace du 23 avril 2015

formations jardinage au naturel

 

 

 

journal L'Alsace du 26 octobre 2014

Une charte pour des jardins familiaux plus écolos
 

 

Lors de cette signature, un technicien des Espaces Verts de Mulhouse a présenté différentes étapes du compost. Photo L'Alsace/Dom Poirier

Sabine Hartmann

Les jardins familiaux à Mulhouse, c'est une longue histoire qui dure depuis 1870. Aujourd'hui, dans le souci du développement durable, une charte vient d'être signée entre la Ville et l'association des jardins familiaux.

Cette signature a eu lieu mercredi après-midi, rue du Pâturage, sur l'un des 13 sites des jardins mulhousiens. En tout, 970 parcelles sont disséminées sur tout le territoire de la ville, elles représentent 4,7 ha de terrain. « Cette nouvelle délégation me passionne, je me suis prise au jeu. Car les jardins familiaux font partie du cadre de vie », a indiqué, lors de cette signature, l'adjointe Maryvonne Buchert chargée du développement durable. André Moser président de l'association des jardins familiaux de Mulhouse, a insisté sur les bonnes pratiques qui doivent se généraliser, notamment l'utilisation des moyens phytosanitaires pour l'entretien du jardin, « même si beaucoup d'entre nous, le font déjà. Nous apprécions aussi que la ville ne nous fasse pas payer l'assainissement », note-t-il. Il a également rappelé que les cabanons ont en moyenne 25 ans et seront remplacés au fur et à mesure.

Le règlement intérieur qui régissait jusqu'à présent le bon fonctionnement des jardins a été enrichi, depuis peu, des nouvelles dispositions de la charte.

Cette charte fait suite à une réflexion menée par les deux parties depuis trois ans. Pour marquer sa mise en place, une démonstration de compost a été réalisée.

Des formations au jardinage naturel

Les jardins familiaux se sont engagés pour communiquer et faire appliquer des méthodes plus éco-citoyennes, et la Ville a donné accès à des formations au jardinage naturel. Ces dispositions ont été prises après une enquête réalisée au niveau des usagers qui souhaitent dans leur majorité faire évoluer leurs méthodes de jardinage. Ils ont reçu un guide pratique de la Ville sur le jardinage au naturel.

Cinq axes constituent cette nouvelle charte placée sur la thématique : Les gestes à mettre en oeuvre. On y trouve des astuces pour désherber sans polluer, nourrir le sol pour des plantes en bonne santé, favoriser l'installation des prédateurs naturels (comme les coccinelles, les syrphes...), utiliser des produits phytosanitaires et pratiquer la rotation des cultures, recycler les déchets du jardin et utiliser l'eau avec parcimonie.

 

Mulhouse 3 questions à André Moser, président de l'Association des amis des jardins familiaux de Mulhouse
 

 

Photo S.F.

André Moser, président de l'Association des amis des jardins familiaux de Mulhouse Comment sont gérés les jardins familiaux mulhousiens ? Les 13 terrains appartiennent à la Ville et l'association est chargée de gérer ce patrimoine, qui compte 950 parcelles de deux ares environ. L'objectif inscrit dans nos statuts est le développement de la culture des jardins à des fins non commerciales, ce qui implique aussi la promotion du jardinage en famille et de vivre son temps libre d'une manière saine. On a actuellement 250 demandes sur liste d'attente, pour un turn-over d'une centaine de parcelles par an. On n'a pas eu de nouveaux terrains depuis cinq ans, le dernier étant le Pâturage (derrière la Cité du train), mais les demandes n'ont jamais baissé depuis vingt-cinq ans que je suis président ! Quel est le profil des bénéficiaires des jardins ? Ce sont souvent des gens qui habitent dans des grands immeubles : une parcelle, c'est un bol d'air, un vrai coin de nature. La moyenne d'âge est de 40-50 ans. Les familles sont privilégiées lors de l'attribution et on observe que de plus en plus de femmes font la demande. Toutes sortes de légumes sont cultivées, ainsi que des arbustes fruitiers, mais on autorise aussi à ce qu'un quart de la surface des parcelles soit gazonné. C'est aussi un lieu où les gens s'échangent leur savoir-faire, où des parties de pétanque peuvent se tenir entre "voisins" par exemple... On est parfois obligé de rappeler nos statuts, en cas de manque d'entretien par exemple, et cela peut aller jusqu'à la radiation. Quelle est l'activité de l'association au quotidien ? On s'occupe de l'entretien des parties communes. Un groupe de bénévoles se charge de construire les cabanons, à raison de 20 à 25 par an, dans nos locaux situés au village artisanal du Drouot, inaugurés l'an dernier. C'est aussi là que se tiennent nos permanences tous les samedis matin. À chaque assemblée générale, on lance un appel pour encourager le bénévolat, mais ce n'est pas évident ! L'an dernier, il y a aussi eu, sur les différents terrains, une sensibilisation, par le Service des espaces verts de la Ville, à la réduction des pesticides, la gestion de l'eau, le respect de la biodiversité : ça a été bien suivi, c'est à refaire. Moi-même, je continue à toujours apprendre de nouvelles choses sur le jardinage. Propos recueillispar Sylvain Freyburger CONTACTER Permanence tous les samedis de 9 h à 11 h au 2 rue de Flandres à Mulhouse. Site web : association-des-amis-des-jardins-familiaux-de-mu.e-monsite.com

 

 cliquer ci dessous pour voir l'article du 28 avril 2014 dans l'alsace " une addiction "

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Date de dernière mise à jour : 19/03/2017